Extrait vidéo - 2008
RESUME
En octobre 2005, l'ouragan Stan provoque le débordement du fleuve Coatán à Tapachula dans le Chiapas (Mexique). Les dommages matériels et les pertes humaines sont innombrables. Catastrophe naturelle certes, mais on s'interroge sur la part de responsabilité des autorités quant aux pertes humaines.
Deux mois après la catastrophe, les sinistrés, hébergés dans des tentes en plastique sur le terrain de la Feria International de Tapachula, sont dans l'incertitude quant à leur futur. Où vont-ils vivre ? Avec quoi ? Le gouvernement du Chiapas met en place un programme de reconstruction, cependant entre le manque de communication, le manque d'organisation, l'absence de recensements, les jeux de pouvoir etc... les irrégularités sont criantes. Roméo Klester Escobar, sinistré singulier, va se poser en représentant de tous les exclus du programme de reconstruction et organise une lutte sociale afin que les droits de ces personnes soient respectés. Malgré les atteintes physiques et morales qu'il subit, Roméo est déterminé à lutter contre les injustices...
L'idée
Je vivais à Mexico lorsqu'eut lieu l'ouragan Stan (Octobre 2005) et j'avais décidé, à l'époque, de faire ma thèse sur l'immigration. Deux mois après la catastrophe, je descendais à Tapachula, caméscope en mains, avec une idée en tête: Après un tel désastre les gens n'ont souvent pas d'autres alternatives que de partir aux Etas-Unis, afin de gagner de l'argent pour reconstruire leur vie. Je souhaitais alors entrer dans le dernier centre d'hébergement de cette ville dans lequel se trouvaient plus de 1800 sinistrés, afin de rencontrer une personne qui souhaitait émigrer et la suivre. Cependant, mes premières intentions ont vite changé: aucun journaliste n'avait le droit de pénétrer dans ce centre, je me rendais compte alors de l'exclusivité dont je bénéficiais. J'étais au premier rang des pourparlers entre sinistrés et politiques. Mais surtout, c'est dans ce centre aux allures de camps de réfugiés que j'ai fait la connaissance de Roméo Klester Escobar, sinistré singulier qui a mit sa cause entre parenthèses afin de lutter pour celle de ses pairs. Je me devais alors de raconter son histoire, j'avais envie de comprendre ce qui se passait et je n'ai pu en partir avant d'avoir compris. Un an et demi après mon départ, je retournais à Tapachula à la recherche de cet homme.
Un souffle de valeurs
Je pense que l'un des plus grands crimes est l'indifférence. Ne pas parler de la misère humaine, de l'injustice, de la corruption; ne pas prendre position; c'est comme les cautionner. Porter la voix de Roméo était ce que je pouvais faire de mieux, à mon échelle. J'ai souvent entendu des gens tenir ce discours "tu crois que tu vas changer le monde?". Je ne prétends pas le changer, je décide simplement de ne pas le subir. Commencer par agir dans son périmètre c'est déjà changer son monde...!
Partenaires
Lauréate du Défi Jeune 2007 ; subventions de 5000 euros. Lauréate de Paris Jeune Aventure ; subventions de 1200 euros. L'entreprise Waff (waffweb.com) m'a donnée 150 euros pour me soutenir et l'association FOCEL m'a aussi parrainée à hauteur de 100 euros.
DIFFUSION
- Novembre 2009 : DIFFUSION-DEBAT de Tierra Bajo Agua au Festival FILMAR Genève. Organisé par Gérard Perroulaz de l'IHEID (institut de hautes études internationnales et du developpement). INTERVIEW par Olivier Delhoume : http://radiocite.ch/page152-39-3.html
- Octobre 2009 : DIFFUSION-DEBAT de Tierra Bajo Agua au cinéma Jean Eustache de Pessac avec l'association France Mexique d'Aquitaine
- Avril 2009 : Diffusion-Débat- Samedi 4 avril de 10h30 à 13h30- Palais du pharo à Marseille dans le cadre du 25 ème Festival Science Frontières.
- Avril 2009 : LES FRONTIERES DU COURT- Marseille au Palais du Pharo, Salles 92 et 50 de 10h 30 à 13h30 Dans le cadre de la 25éme Edition de Science Frontieres et avec la complicité de Terre TV .
- Mars 2009 : 26ème Rencontres du Cinéma latino Américain - Cinéma Jean Eustache à Pessac à 19h00
- Festival Nuits DOCUMENTAL - Lille Colores Latino Americanos "Diffusion d'une Amérique latine plurielle"
- Février 2009 : 20h30- En salle à l'Espace Prévert
- Décembre 2008 : Café de l'autre côté du Pont-Lyon-DOCUMENTAL (Espace Latinos)
- Novembre 2008 : Blackvelvet á Bordeaux- 16h ou 17h! á confirmer je ne me rappelle plus!
- Octobre 2008 : Festival du film militant d'aubagne
- Festival Itinéraires, Images et réalités en Amérique Latine- Bruxelles- Belgique
- Septembre 2008 : En comptétition au Festival de Biarritz, Cinémas et cultures d'Amérique latine
- Médiathèque Astrolabe au Studio- 25 rue du château- 77000 Melun- Tel. 01 60 56 04 96
- Avril 2008 : Festival de cinéma Latino-Américain de Toulouse- Section panorama du documentaire et diffusion à l'Utopia Tournefeuille.
- Mars 2008 : Festival FIGRA (Festival international des grands reporters d'actualité) le Touquet-Paris- Section « Autrement vu »
- Janvier 2008 : FIPATEL (marché de l'audiovisuel) Biarritz
- Novembre 2007 : Première diffusion à la Maison de l'Amérique latine à Paris
- Octobre 2007 : 70 ans de la FOCEL Seine-et-Marne (Fédération des œuvres laiques et complémentaires)
- Février 2007 : MJC de Paris 17ème.
DISPARITION DE ROMEO
TAPACHULA, CHIS A 27 DE AGOSTO (a3).- La esposa del lÍder social Romeo Klester Escobar, Ana MarÍa Sánchez Pérez, denunció la misteriosa desaparición de su cónyuge y donde responsabiliza al ex gobernador Pablo Salazar MendiguchÍa, porque durante su administración lo amenazó en más de una ocasión.
L'épouse du Leader social Roméo Klester Escobar, Ana Maria Sanchez Perez, a dénoncé la mystérieuse disparition de son conjoint, elle inculpe l'ex-gouverneur du Chiapas Pablo Salazar Mendiguchia, car pendant son mandat, il l'avait menacé à plusieurs reprises.
Indicó que supuestamente el pasado lunes su esposo recibió una llamada telefónica, donde le dijeron que tendrÍa una reunión al dÍa siguiente con gente del gobierno, sin embargo, todo fue una mentira para atraparlo y desaparecerlo.
Elle a déclaré que justement, lundi dernier son époux a reçu un appel qui le prévenait d'une réunion le jour suivant avec des personnes du gouvernement, mais tout ça n'était qu'un stratagème pour l'enlever et pour le faire disparaître.
Precisó que a las ocho de la mañana se dirigió a las instalaciones de la Unidad Administrativa de esta ciudad, donde la última llamada que le hicieron fue cuando estaba por llegar a la supuesta reunión, sin embargo, a partir de ahÍ ya no supieron nada de él.
Elle a précisé qu'à 8 heures du matin, il était en route pour la cité administrative de cette ville. La dernière fois qu'ils ont échangé au téléphone, il arrivait à cette soi disant réunion, suite à ce coup de téléphone, ils n'ont plus eu aucune nouvelle de lui.
Expresó que antes de terminar de hablar con su esposo, éste le dijo que habÍa un reten policÍaco, sin embargo, luego se cortó la llamada y hasta estos momentos no sabe nada de él.
Indicó que posteriormente encontraron la motocicleta donde viajaba su esposo estacionada, por lo que de inmediato se dirigió a todas las policÍas, Cruz Roja y demás lugares para preguntar por Romeo Klester, sin embargo, no encontró nada, situación por la cual solicitó el apoyo del gobernador del estado Juan Sabines Guerrero.
Indicó que posteriormente encontraron la motocicleta donde viajaba su esposo estacionada, por lo que de inmediato se dirigió a todas las policÍas, Cruz Roja y demás lugares para preguntar por Romeo Klester, sin embargo, no encontró nada, situación por la cual solicitó el apoyo del gobernador del estado Juan Sabines Guerrero.
Avant de terminer leur conversation, il lui aurait dit qu'il y avait un agent de police, puis ça a coupé et depuis on ne sait plus rien de lui.
Ensuite, ils ont retrouvé sa moto garée, c'est pourquoi elle est allée de suite à la police, à la croix rouge et à d'autres endroits pour demander où était Roméo Klester, mais elle n'a rien trouvé, alors elle a demandé l'aide du gouverneur de l'état Juan Sabines Guerrero.
Ensuite, ils ont retrouvé sa moto garée, c'est pourquoi elle est allée de suite à la police, à la croix rouge et à d'autres endroits pour demander où était Roméo Klester, mais elle n'a rien trouvé, alors elle a demandé l'aide du gouverneur de l'état Juan Sabines Guerrero.
Subrayó que si en dado caso no logra dar con el paradero de su esposo se pondráen huelga de hambre en la capital del estado, porque no es posible que luchadores sociales como él desaparezcan sin dejar rastro, además que ahÍ responsabilizó al ex gobernador Pablo Salazar, quien lo amenazó en más de una ocasión. (Por Oscar Molina/a3)
27 Agosto 2008 en Notas Policiacas
27 Agosto 2008 en Notas Policiacas
Elle a souligné que si elle ne réussissait pas à retrouver son mari, elle se mettrait en grève de la faim dans la capitale de l'état parce que ce n'est pas possible que des "luchadores sociales" (gens qui luttent pour des causes sociales) comme lui disparaissent sans laisser de trace, de plus elle inculpe l'ex gouverneur Pablo Salazar qui l'a menacé à plusieurs reprises.
J'avais pas pris le temps de le rédiger et je viens de le faire, car c'est mon devoir de continuer à crier haut et fort ces atrocités. Si pas le courage de lire le tout, lisez au moins le dernier paragraphe pour prendre la température de ce pays agonisant, mais pas pour les mêmes raisons que dépeint notre chère actualité médiatique.
Novembre 2008: J’ai pris un bus de nuit pour faire le voyage de Tuxtla Gutiérrez (Capitale du Chiapas) à Tapachula afin d’arriver au petit matin et d’éveiller le moins possible par ma présence la curiosité du voisinage. Les seules informations que je possédais alors étaient que Roméo avant disparu début septembre et qu’on n’avait plus de nouvelles de lui.
A 5h30, j’ai pris un taxi et me suis dirigée à La Perla. Même de si bonne heure, à peine franchi le lotissement, sa femme (qui était chez une voisine) est venue à ma rencontre. Elle avait le sourire, elle était belle. J’avais le cœur qui palpitait tant mes attentes et mes peurs ne coïncidaient pas avec son sourire. On échangea quelques formalités en se dirigeant vers sa maison puis je ne pus résister plus longtemps et lui demandai : - Et Roméo? Toujours en souriant elle me répondit : - Oui, il est là, il dort!
Alors émue et sans bien cerner la situation, je préparais ma caméra afin de graver ces retrouvailles dans notre histoire. Je suis rentrée à pas de loup et j’ai d’abord trouvé la maison agrandie, une “pièce” en plus ou plutôt des parpaings en plus sur un sol en terre… Il était là dans le hamac, et j’ai pointé ma caméra sur lui avec toute mon incivilité afin de capter son émotion lors de son réveil. Et elle fut si révélatrice. Il s’est réveillé en sursaut et avant de comprendre ce qu’il se passait, ce n’est pas de la peur que j’ai lu dans ses yeux, c’était de la terreur. Puis il a percuté que ce n’était que moi, et m’a dit avec le sourire “Tu ne préviens jamais quand tu arrives?”. Oui, j’ai pleuré, soulagée.
Puis on a parlé et il m’a raconté. Effectivement, les autorités municipales lui avaient donné rendez-vous à la cité administrative de Tapachula, lorsqu’il s’y est dirigé, il y a vu plusieurs voitures et a commencé à comprendre, il a à peine eu le temps de téléphoner à sa femme puis on lui a arraché le téléphone, on l’a frappé, cagoulé puis séquestré. Pendant trois semaines, il a été torturé. A tour de rôle, trois personnes se succédaient et parlaient de sa situation au jour le jour avec leurs commanditaires. Un compagnon à lui a aussi été enlevé et emmené dans une autre maison mais il a eu moins de chance que Roméo et il a été tué, il avait 22 ans. Roméo agonisant s’est vu mourir, me dit-il. Mais du jour au lendemain, ils ont décidé de le soigner pour pouvoir le relâcher. Pourquoi le soigner? Pour qu’il n’y ait pas de traces de tortures. Alors que s’est-il passé entre temps? Roméo pense que ses compagnons “ont fait pression” sur le nouveau gouverneur du Chiapas, Sabines, qui aime à dire que depuis qu’il est au pouvoir “il n’y a plus de manifestations sociales”. Celui-ci avait prévu une visite à Tapachula mi-septembre, alors les compagnons de Roméo, de diverses organisations sociales l’ont menacé de faire une manifestation lorsqu’il viendrait s’il ne le relâchait pas. Etrangement, on a retrouvé Roméo dans un fossé… un jour avant la venue de Sabines à Tapachula. Ce qui fait dire à Roméo que Sabines était lui aussi impliqué dans cette séquestration, alors qu’il pensait au préalable qu’elle n’avait été commanditée que par Pablo Salazar Mendiguchía (ex-gouverneur du Chiapas en 2005, lors de l’Ouragan Stan) et ses acolytes. J’ai retrouvé un Roméo cassé, apeuré. Alors je me demande qu’est-ce qui peut bien le faire tenir? Toujours et encore ce besoin viscéral de lutter contre les injustices?
On est allé manger à côté de chez lui, dans un lieu, où nul n’est du lotissement, ne viendrait manger; dehors dans un “boui-boui” en plein air, sale… et Roméo n’a cessé, tel un animal qui sent le danger, d’observer, de se retourner et il avait raison. J’avais l’entrée dans mon dos, lui était en face, il s’est arrêté soudainement de parler et ses yeux ont fixé quelque chose, je n’osais pas me retourner, j’essayais juste d’évaluer la situation dans son regard, il était si parlant que j’ai compris et entendu. Au moment où je me suis retournée, une camionette noire, type américaine, vitres teintées, s’est garée en face de nous. C’était comme voir des extra-terrestres venir diner à notre table, improbable. Quatre molosses sont sortis un à un de cette voiture, le silence nous a plombé, rien ne s’est passé, seul un énorme vide, un arrêt sur image, des regards, le temps s’est arrêté. Ils se sont assis à la table d’à côté, puis on a repris posément notre conversation. Oui, il était surveillé. Cette tension a été quotidienne pendant les quelques jours que j’ai passé à ses côtés. Habitant dans une voie sans issue, dès qu’il entendait un bruit de moteur à côté de chez lui, il sautait sur la fenêtre, ouvrait légèrement le rideau, se rasseyait puis me disait “non, c’est bon”.
J’étais venu avec mon documentaire, car ce que je souhaitais avant tout, c’est qu’il ait une reconnaissance, et celle que je pouvais lui offrir était la mienne, mais aussi celle du public, les échos de ces spectateurs touchés, de vous. On a vu ensemble le documentaire, avec sa femme, ses deux filles, son fils (qui n’apparaît pas dans le documentaire) et un autre jeune homme qu’il a récupéré de la montagne pour lui donner une chance (enfant extrêmement pauvre avec des parents alcooliques qui le battaient). Roméo a été très ému, surtout de la dédicace, me dit-il! Il a accepté que je diffuse ce documentaire au Chiapas, malgré ses révélations. C’est donc avec son accord, que quelques chiapanèques ont pu voir ce documentaire.
La morale de cette histoire? C’est qu’une grande partie du Mexique ne ressemble pas à ce pays que nous dépeignent les expatriés, ne ressemble pas au Mexique de Cancun ou de Los Cabos. Je voudrais vous parler d’un Mexique où règne la répression sous le masque de la démocratie. C’est un pays où la police n’est pas là pour protéger ses concitoyens mais pour les soudoyer ou les éliminer. C’est un pays où l’on criminalise la société, où on la rend illégitime: Être leader social, c’est à dire lutter pour ses droits fondamentaux, a une connotation très péjorative, ils sont pointés du doigt par les autorités comme des mécontents chroniques, dangereux pour la société et marginaux. Au Chiapas, jusqu’en 2007 les journalistes encouraient 9 ans de prison ferme pour diffamation et, diffamer c’était par exemple écrire un papier sur une manifestation sociale. Évidemment, cette loi n’a jamais été appliquée mais qu’a-t-elle provoquée? Une auto-censure de la part des journalistes, victimes de répressions eux aussi, de séquestration et même d’assassinat, pas besoin de loi pour cela. Le silence est d’or oui, mais l’impunité aussi. Et tant que ces actes barbares ne seront pas punis, il ne pourra y avoir de changement dans cette société. La pandémie la plus mortelle au Mexique, ce n’est pas “l’Influenza” ou la “grippe porcine” c’est la corruption. Et si ce n’était qu’une pandémie, mais hélas c’est un cancer endémique…
ARTICLE DE PRESSE
TIERRA BAJO AGUA DE JULIE MORALES- Nathalie Gros- LE FIGRA (Festival International des grands reporters d'actualité)
Julie Morales n'a "pas dit son dernier mot". Cette jeune femme brune de vingt-sept ans est aussi volontaire que sa silhouette le laisse imaginer. Une grande brune élancée qui va jusqu'au bout de ses rêves, habitée par la "haine pour le système" où l'homme n'a pas sa place, où les pauvres sont marginalisés et où les injustices sont pléthores.
Voilà pour le message. Il lui manquait une voix. Ce sera celle des sinistrés de Tapachula, dans le Chiapas, au Mexique. "Ils m'ont raconté leur histoire, et je me suis dit que j'étais là pour en témoigner", expose Julie au public lycéen après la projection de son documentaire "Tierra Bajo Agua".
Julie Morales s'est "saignée" pour ce reportage. La Française arrive au Districto federal (la capitale mexicaine) en septembre 2005. Un mois plus tard, l'ouragan Stan fait déborder le fleuve Coá tan, emportant avec lui les fragiles "cabanes" accrochées à ses rives. A Tapachula, ils sont des milliers accueillis "provisoirement" dans le centre d'hébergement. Tous attendent d'être relogés dans de nouvelles maisons que le gouvernement s'est engagé à construire. Alors que les journalistes locaux ne sont pas autorisés à pénétrer dans ce centre, Julie y passe un mois. Trente jours au cours desquels la jeune femme va gagner la confiance des sinistrés, et se lier d'amitié avec leur défenseur, Roméo.
Résultat, trente heures de rushes et une certitude, le désastre n'est pas seulement dù à l'ouragan, mais surtout aux mesures de prévention qui n'ont pas été mises en place. "Ces dépressions tropicales reviennent tous les ans et les morts pourraient être évités", s'indigne Julie. Celle qui se dit "versée sur les valeurs humanistes" ne supporte pas l'idée que le gouvernement mexicain abandonne ces familles pauvres, qui n'ont d'autre choix que de vivre dans des zones dangereuses. Elle interroge alors les lycéens de l'établissement Kernanec : "Est-ce que c'est une élimination voulue ?"
Et Julie fait mouche. Les lycéens sont touchés par son travail. "Le gouvernement mexicain ferme les yeux alors qu'il devrait plutôt encourager la lutte pour la reconstruction, commente Cyril, 16 ans, c'est son peuple quand même." Son copain Antoine remarque que la reporter a fait preuve de "beaucoup de courage" et lui a donné envie de "penser davantage aux autres".
Avant de se lancer dans des études d'espagnol, Julie rêvait de faire du journalisme ou du cinéma. Trop cher. Son premier documentaire la dispense totalement de cette formation. Julie Morales vient de prouver qu'elle possède toutes les qualités d'un grand reporter : l'écoute, la rigueur et surtout, l'envie de se battre.
ELLE PRESENTE SON FILM EN COMPETITION À BIARRITZ - Sophie Bordier - Journal Le Parisien
C'est l'histoire d'une Melunaise qui a du talent. Julie Morales, 27 ans, présente ce samedi à l'Astrolabe son film "Tierra bajo agua". Un documentaire de 54 minutes sélectionné en compétition au Festival de cinéma latino-américain de Biarritz du 29 septembre au 4 octobre. Un film issu d'une expérience très forte au Chiapas (Mexique) en 2006, après le passage de l'ouragan Stan.
"Comme enseignante à l'université autonome métropolitaine de Mexico, je préparais ma thèse sur l'immigration. Lors d'un festival, j'ai vu un documentaire qui a été pour moi un déclic. J'ai décidé d'aller dans le Sud faire quelques images. Arrivée à la frontière sud, il y a eu l'ouragan Stan. Je suis allée alors dans un centre d'hébergement, et là, je me suis trouvée face à des gens qui avaient tout perdu. J'ai ressenti une grande révolte, beaucoup d'injustice. Je me suis dit qu'il fallait que je raconte leur histoire, les problèmes entre les sinistrés et le gouvernement, la corruption, etc."
"Faire passer un message"
Et de poursuivre : "Mon but, ce n'est pas de montrer pour choquer, mais plutôt de faire passer un message et d'informer car, aujourd'hui, les médias survolent les sujets" Julie Morales a déjà été remarquée : lauréate du Défi jeunes envie d'agir 2007 (elle a remporté ainsi 5 000 € ), elle est également gagnante du prix Paris jeune aventure (1 200 € à la clé).
Son film connaÎt déjà de bons retours. Diffusé en novembre à la maison de l'Amérique latine à Paris, il a été présenté au Fipatel (marché de l'audiovisuel) de Biarritz en janvier 2008, au festival Figra (Festival international des grands reporters d'actualité) en mars 2008 et au Festival de cinéma latino-américain de Toulouse en avril.
Rendez-vous aujourd'hui à 17 heures à l'Astrolabe, sur l'Île Saint-Etienne à Melun. Rens. sur www.juliemorales.org.
ELLE PRESENTE SON FILM EN COMPETITION À BIARRITZ - Sophie Bordier - Journal Le Parisien
C'est l'histoire d'une Melunaise qui a du talent. Julie Morales, 27 ans, présente ce samedi à l'Astrolabe son film "Tierra bajo agua". Un documentaire de 54 minutes sélectionné en compétition au Festival de cinéma latino-américain de Biarritz du 29 septembre au 4 octobre. Un film issu d'une expérience très forte au Chiapas (Mexique) en 2006, après le passage de l'ouragan Stan.
"Comme enseignante à l'université autonome métropolitaine de Mexico, je préparais ma thèse sur l'immigration. Lors d'un festival, j'ai vu un documentaire qui a été pour moi un déclic. J'ai décidé d'aller dans le Sud faire quelques images. Arrivée à la frontière sud, il y a eu l'ouragan Stan. Je suis allée alors dans un centre d'hébergement, et là, je me suis trouvée face à des gens qui avaient tout perdu. J'ai ressenti une grande révolte, beaucoup d'injustice. Je me suis dit qu'il fallait que je raconte leur histoire, les problèmes entre les sinistrés et le gouvernement, la corruption, etc."
"Faire passer un message"
Et de poursuivre : "Mon but, ce n'est pas de montrer pour choquer, mais plutôt de faire passer un message et d'informer car, aujourd'hui, les médias survolent les sujets" Julie Morales a déjà été remarquée : lauréate du Défi jeunes envie d'agir 2007 (elle a remporté ainsi 5 000 € ), elle est également gagnante du prix Paris jeune aventure (1 200 € à la clé).
Son film connaÎt déjà de bons retours. Diffusé en novembre à la maison de l'Amérique latine à Paris, il a été présenté au Fipatel (marché de l'audiovisuel) de Biarritz en janvier 2008, au festival Figra (Festival international des grands reporters d'actualité) en mars 2008 et au Festival de cinéma latino-américain de Toulouse en avril.
Rendez-vous aujourd'hui à 17 heures à l'Astrolabe, sur l'Île Saint-Etienne à Melun. Rens. sur www.juliemorales.org.
"TIERRA BAJO AGUA", EL DOCUMENTAL DE JULIE MORALES, DESCRIBE EL MODELO DE LUCHA SOCIAL DE LAS CLASES DESBORDADAS POR LA POBREZA EN MÉXICO CON SUS PROBLEMAS DE MIEDO Y CORRUPCIÓN Y LA DESESPERANZA DE UNA SOCIEDAD Se presentó en el Festival de Biarritz
En octubre de 2005, el huracán Stan provoca el desbordamiento del río Coatán en la ciudad de Tapachula, Chiapas, México.
Fue una catástrofe natural pero existen varias dudas sobre la parte de responsabilidad de las autoridades en las pérdidas humanas.
Dos meses después, la realizadora francesa Julie Morales comprueba que las víctimas padecen una gran incertidumbre respecto a su futuro. Es en esos momentos cuando una de las víctimas va a representar a todos los excluidos del programa de reconstrucción sobre quienes las autoridades parece que prefieren desentenderse y organiza una lucha social para que los derechos de esas personas sean respetados.
Entrevista con Julie Morales
"Yo no tenía la idea de hacer un documental sobre el huracán Stan. Lo que pasó es que quería grabar imágenes sobre la frontera sur de México, en la frontera con Guatemala, que tuvieran que ver con el tema de la inmigración.
En aquel momento ocurrió la catástrofe y por eso fui a Tapachula y quise entrar en el último albergue de los damnificados porque muchas veces, después de una desgracia natural, la gente, cuando perdió todo, no tiene otra alternativa que emigrar. Entonces intenté ver si me encontraba dentro del albergue a alguna persona que tuviese pensado emigrar a los Estados Unidos.
Antes de entrar, los mismos damnificados me dijeron ¡no vas a entrar, porque ningún periodista puede entrar en este centro!, cerraron las puertas y aparentemente no querían, pero al final conseguí entrar en ese albergue y, de repente, la primera idea que tenía con el tema de la inmigración se me fue porque me topé con otra historia, la de estas personas que lo habían perdido todo, y sobre todo fue un encuentro porque conocí a mi protagonista, Romeo Klester Escobar y decidí contar su historia y la de quienes le rodeaban. Pensé que era toda una evidencia y que tenía que contar su historia y abandonar completamente mi primera idea.
Entonces empecé a investigar porque no entendía muy bien los problemas que había en aquel momento, pero no tenía la idea de hacer un documental. Estaba filmando pero no sabía lo que iba a hacer con esas imágenes que contenían entrevistas. Fui animada más bien por las ganas de entender lo que estaba ocurriendo".
- Romeo lidera de alguna manera lo que es la lucha por la reconstrucción. ¿Crees que alguien se pudo haber molestado por esta valiente acción que él hace?
"Sí, por supuesto. Lo que pasa es que Romeo encabezó una lucha social para la gente que quedó excluida de los programas de reconstrucción. Ahí había gente extranjera y mexicanos, pero por cuestiones de celos o historias de antes del huracán, en el barrio, entre vecinos, hubieron presidentes de las colonias (en España, asociaciones de vecinos del barrio) que intencionadamente no pusieron a alguna gente en el programa de reconstrucción para hacer que no se pudieran beneficiar de una casa nueva.
Había mucha gente excluida y, a la vez, muchísima corrupción, desvío de fondos o simplemente aquello de ¡a ti te voy a dar una casa porque me caes bien!, pero Romeo es un hombre que tiene grandes valores, es alguien honesto y no soporta la injusticia. Por eso se fue a ver a los gobernantes, comenzando primero por al municipalidad de Tapachula y luego a los del gobierno de Chiapas, para dialogar con ellos primero y solucionar esto, porque si se quiere que una reconstrucción salga bien, hay que hacerlo entre el pueblo damnificado y la gente que se encarga de elaborar los planes de reconstrucción. Así se hace si quieres sacar provecho de un desastre.
Lo que pasó es que allá no. Ellos eligieron todo y cuando Romeo quería hablar con esta gente para decirles que les hacía falta algunas cosas concretas, pues ellos se negaban. Entonces su acción molestó, como suele pasar mucho, pero la situación en México es muy grave actualmente y cuando uno está en contra del gobierno, el gobierno reacciona con mano dura".
- En estos momentos, tiempo después del rodaje, Romeo está desaparecido y su mujer Ana María Sánchez lo ha denunciado. Aquí en Europa nos cuesta mucho hacernos a la idea de que alguien que está luchando por esto de repente desaparezca.
"Sí. Lo que pasó es que Romeo se fue a una nueva reunión con el gobierno y nunca volvió de ella. Llegando a esta citación estaba hablando por teléfono con su mujer y la llamada se cortó y días después, en un artículo de prensa, su esposa fue entrevistada y contó que la llamada se interrumpió mientras él estaba diciendo que había un policía delante de la puerta. Por la noche no regresó y encontraron su moto aparcada delante de la municipalidad. Ana María culpa al ex-gobernador de Chiapas, Pablo Salazar, que fue sustituido más tarde por Sabines.
Romeo pertenecía a la OPEZ, (Organización Proletaria Emiliano Zapata) y, mientras estaba dentro de esta organización y, a la vez, encabezaba esta lucha para los damnificados, dos actividades que no tienen nada que ver entre sí, el gobierno no podía alcanzarlo porque esta organización tenía tratos y convenios con ellos, pero más tarde Romeo se deslindó de esa organización, la OPEZ, porque pensaba que ya no correspondía a sus valores. Creía que esa organización era corrupta ya que cuando la gente llega al poder no se acuerda de los pobres.
Él era un militante como los demás pero se dio cuenta de que ellos también se aprovechaban de los militantes, y notaba que su situación nunca cambiaba. Yo le aconsejé que no se deslindara de ellos, porque sabía que si de deslindaba iba a estar solo y sin ninguna protección".
- ¿Y el tema de esta desaparición, cómo es tratado por la prensa de allá? ¿Tienes conocimiento de la manera en que sale en los medios?
"Lo que pasa es que en México este tipo de historia es cotidiano. La situación en Chiapas está empeorando cada día más y la historia de Romeo salió en un artículo de un periódico, pero no sé más. Allí cada día hay historias como esta, de luchadores sociales que desaparecen porque cuando les molesta, le eliminan. Así de fácil, como dice el documental y en estos dos últimos años ocurrió una barbaridad de veces en México, en San Salvador de Atenco, ... con la rebeldía en Oaxaca, ... con el narco-menudeo y en Chiapas con la represión de los campesinos para el acceso a las tierras.
Se cree que México es una democracia porque así lo dicen y porque está al lado de los Estados Unidos pero la verdad es que no lo es".
- ¿Cómo percibes tú que ha quedado ahora el movimiento del Frente Zapatista? ¿En qué situación está en este momento?
"No soy una especialista del movimiento zapatista pero de lo que pude ver creo que fue inexistente durante varios años, a partir del 2000 más o menos, y renació de nuevo en el 2006, justamente tras de la elecciones. Después de San Salvador de Atenco, con la sexta declaración Lacandona reapareció Marcos, reapareció el zapatismo y creo que está bien porque es como la lucha del humanismo en contra del neoliberalismo y ahorita está haciendo muchas acciones, manifestaciones, intervienen de nuevo, hicieron una marcha en México,... renació.
Julie Morales estudió Filología Hispánica y "Tierra bajo agua" es una realización enteramente suya. Ahora se halla plenamente inmersa en la finalización de su tesis de doctorado en Francia que basará en los periódicos que pudo recopilar durante su estancia en México tras el paso del huracán y cómo estos trataron el tema en un Estado, Chiapas, en el que, según dice ella, cualquier información u opinión publicada que esté en desacuerdo con el contenido de las leyes promulgadas por el gobierno, es considerada como una difamación y el periodista deberá cumplir siete años de cárcel.
©José Luis García/Cinestel.com 21/10/2008
Una lucha ciudadana y humanista de Chiapas en el documental "TIERRA BAJO AGUA"
Une tentative de lucidité depuis la France
Une lutte citoyenne et humaniste au chiapas dans le documentaire "Tierra bajo agua"
"Este es un documental hecho en un contexto de una catâstrofe natural, pero también sobre la lucha social de los damnificados ante las irregularidades e injusticias de las autoridades durante la reconstrucción", preludió la realizadora, Julie Morales (28 años), en la presentación al público francés de su documental "TIERRA BAJO AGUA" (2007, México/Francia, 54 minutos) en donde convergen varias factores: un fenómeno natural como lo fue el huracân "Stan" (octubre 2005), la vulnerabilidad de la población y la falta de voluntad política en la prevención. El documental participó dentro del marco del 26to Encuentro de Cine Latinoamericano (del 11 al 17 marzo), organizado por France-Amerique Latine de Burdeos, Francia.
"C'est un documentaire dans un contexte d'une catastrophe naturelle, mais aussi sur une lutte sociale des sinistrés face aux irrégularités et les injustices des autorités pendant la reconstruction", a préludé la rélisatrice Julie Morales (28 ans), dans une présentation au public francais de son documentaire "Tierra bajo agua" (2007, Mexique/France, 54 minutes) où convergent plusieurs facteurs; un phénomène naturel comme le fut la dépression tropicale Stan (octobre 2005), la vulnérabilité de la population et le manque de volonté politique dans la prévention. Ce documentaire a été présenté dans le cadre des 26ème rencontres de Cinema Latino Américain (du 11 au 17 mars), organisée par France-Amérique Latine de Bordeaux, France.
Radicada en la capital mexicana en el 2005, diplomada en literatura y lenguas hispânicas, Julie Morales tenía como proyecto viajar a Chiapas para validar una tesis sobre una hipotética emigración masiva de habitantes fronterizos hacia los Estados Unidos, debido a "Stan". Julie Morales cuenta que tuvo en mente realizar estudios de cine o de periodismo, finalmente por cuestiones financieras tuvo que irse por el camino de las letras. Sin saberlo, en Chiapas, pudo conjugar esas dos aspiraciones. En su estancia chiapaneca, la realizadora acudió a Tapachula para documentarse con los testimonios de habitantes (como de las autoridades locales de la época) en uno de los albergues provisionales -los periodistas tenían restringido el acceso-. En ese albergue encontró una extrema pobreza, la angustia, irregularidades, injusticias y también la corrupción in situ. Es así que cambió su proyecto: quiso investigar para entender lo que los damnificados le estaban contando.
Habitant à Mexico en 2005, diplomée en LLCE espagnol, Julie Morales avait comme projet de voyager au Chiapas pour faire une thèse sur une hypothétique émigration massive d'habitants frontaliers vers les Etats-Unis, dû à Stan. Julie Morales souhaitait faire des études de cinéma ou de journalisme, finalement pour des questions financières elle a dû suivre le chemin des Lettres. Sans le savoir, au Chiapas, elle a pu concilier ces deux aspirations. Lors de son séjour au Chiapas, la réalisatrice est allée à Tapachula pour prendre les témoignages des habitants (comme ceux des autorités locales de l'époque) dans l'un des centres d'hébergements provisoires- les journalistes ne pouvaient y accéder-. Dans ce centre elle y a trouvé la pauvreté, l'angoisse, les irrégularités, les injustices et aussi la corruption in situ. C'est alors qu'elle a changé d'idée: elle a voulu mener une investigation pour comprendre ce que les sinistrés lui racontaient.
El hilo conductor del documental es el portavoz de un grupo de sinistrados, Romeo Klester Escobar. él condujo las negociaciones de los damnificados con las autoridades, apoyândose en sus profundos ideales humanistas. A pesar de la represión policiaca, las dificultades encontradas con las autoridades locales y estatales, las amenazas contra su familia y su persona (sufrió tres extraños "accidentes" que intentaron acabar con su vida), Klester Escobar continuó abogando por una reparación justa y equitativa de los damnificados de esa entidad. "Es el ser humano ante todo", comentó Julie Morales sobre el atributo cardinal del documental.
Le fil conducteur du documentaire est le porte parole d'un groupe de sinistrés, Roméo Klester Escobar. Il a conduit les négociations des sinistrés avec les autorités, s'apuyant sur des profonds idéaux humanistes. Malgré la répression policière, les difficultés rencontrées avec les autorités locales et de l'état du Chiapas, les menaces contre sa famille et sa personne (il a été victime à trois reprises "d'accident" ayant pour but d'attenter à sa vie), Klester Escobar a continué de plaider pour une juste réparation des droits des sinistrés de cette entité. "C'est l'être humain avant tout" commente Julie Morales.
Sin embargo, fuera del contexto del documental, en agosto 2008, Romeo Klester Escobar fue secuestrado. La trampa fue, según la versión de su esposa, una llamada telefónica que recibió donde fue invitado a reunirse con "gente del gobierno". Klester Escobar y otro individuo cercano a la organización desaparecieron durante tres semanas. Afortunadamente, Romeo Klester Escobar fue liberado, pero sufrió en su cautiverio múltiples torturas; el otro individuo fue asesinado. Los secuestradores, los autores intelectuales y el móvil de estos hechos siguen impunes.
Cependant, hors du contexte du documentaire, en août 2008, Roméo Klester Escobar a été séquestré. Le piège a été, selon la version de sa femme, un appel téléphonique qu'il a recu l'invitant à une réunion avec "les gens du gouvernement". Klester Escobar et un autre individu proche de l'organisation ont disparu pendant trois semaines. Heureusement, Roméo Klester Escobar a été libéré mais pendant sa séquestration il a été victime de multiples tortures; l'autre individu a été assassiné. Les ravisseurs, les auteurs intellectuels et le mobile des faits restent impunis.
"Yo quería que Romeo viera el documental antes de intentar llevarlo a México; él estâ de acuerdo", explicó Julie Morales. El documental tiene una recepción favorable por parte del público europeo, conmovido y enojado por los abusos en contra de los derechos humanos en Chiapas. "TIERRA BAJO AGUA" ha participado en prestigiosos festivales cinematogrâficos galos como los son Biarritz, Toulouse y Paris (fue proyectado también en Bélgica). Durante el 2009 el documental estarâ presente en otros festivales fílmicos de Francia así como en Suiza.
"Je voulais que Roméo voie le documentaire avant de le diffuser sur Mexico; et il a accepté", explique Julie Morales. Le documentaire a été reçu favorablement de la part du public européen, ému et en colère des abus contre les droits humains au Chiapas. "Tierra Bajo Agua" a participé à de prestigieux festivals cinématographiques francais comme ceux de Biarritz, Toulouse et Paris (il a été aussi projeté en Belgique). En 2009, le documentaire sera présenté dans d'autres festivals de cinéma en France comme en Suisse.
Una lucha ciudadana y humanista de Chiapas en el documental "TIERRA BAJO AGUA"
Une tentative de lucidité depuis la France
Une lutte citoyenne et humaniste au chiapas dans le documentaire "Tierra bajo agua"
"Este es un documental hecho en un contexto de una catâstrofe natural, pero también sobre la lucha social de los damnificados ante las irregularidades e injusticias de las autoridades durante la reconstrucción", preludió la realizadora, Julie Morales (28 años), en la presentación al público francés de su documental "TIERRA BAJO AGUA" (2007, México/Francia, 54 minutos) en donde convergen varias factores: un fenómeno natural como lo fue el huracân "Stan" (octubre 2005), la vulnerabilidad de la población y la falta de voluntad política en la prevención. El documental participó dentro del marco del 26to Encuentro de Cine Latinoamericano (del 11 al 17 marzo), organizado por France-Amerique Latine de Burdeos, Francia.
"C'est un documentaire dans un contexte d'une catastrophe naturelle, mais aussi sur une lutte sociale des sinistrés face aux irrégularités et les injustices des autorités pendant la reconstruction", a préludé la rélisatrice Julie Morales (28 ans), dans une présentation au public francais de son documentaire "Tierra bajo agua" (2007, Mexique/France, 54 minutes) où convergent plusieurs facteurs; un phénomène naturel comme le fut la dépression tropicale Stan (octobre 2005), la vulnérabilité de la population et le manque de volonté politique dans la prévention. Ce documentaire a été présenté dans le cadre des 26ème rencontres de Cinema Latino Américain (du 11 au 17 mars), organisée par France-Amérique Latine de Bordeaux, France.
Radicada en la capital mexicana en el 2005, diplomada en literatura y lenguas hispânicas, Julie Morales tenía como proyecto viajar a Chiapas para validar una tesis sobre una hipotética emigración masiva de habitantes fronterizos hacia los Estados Unidos, debido a "Stan". Julie Morales cuenta que tuvo en mente realizar estudios de cine o de periodismo, finalmente por cuestiones financieras tuvo que irse por el camino de las letras. Sin saberlo, en Chiapas, pudo conjugar esas dos aspiraciones. En su estancia chiapaneca, la realizadora acudió a Tapachula para documentarse con los testimonios de habitantes (como de las autoridades locales de la época) en uno de los albergues provisionales -los periodistas tenían restringido el acceso-. En ese albergue encontró una extrema pobreza, la angustia, irregularidades, injusticias y también la corrupción in situ. Es así que cambió su proyecto: quiso investigar para entender lo que los damnificados le estaban contando.
Habitant à Mexico en 2005, diplomée en LLCE espagnol, Julie Morales avait comme projet de voyager au Chiapas pour faire une thèse sur une hypothétique émigration massive d'habitants frontaliers vers les Etats-Unis, dû à Stan. Julie Morales souhaitait faire des études de cinéma ou de journalisme, finalement pour des questions financières elle a dû suivre le chemin des Lettres. Sans le savoir, au Chiapas, elle a pu concilier ces deux aspirations. Lors de son séjour au Chiapas, la réalisatrice est allée à Tapachula pour prendre les témoignages des habitants (comme ceux des autorités locales de l'époque) dans l'un des centres d'hébergements provisoires- les journalistes ne pouvaient y accéder-. Dans ce centre elle y a trouvé la pauvreté, l'angoisse, les irrégularités, les injustices et aussi la corruption in situ. C'est alors qu'elle a changé d'idée: elle a voulu mener une investigation pour comprendre ce que les sinistrés lui racontaient.
El hilo conductor del documental es el portavoz de un grupo de sinistrados, Romeo Klester Escobar. él condujo las negociaciones de los damnificados con las autoridades, apoyândose en sus profundos ideales humanistas. A pesar de la represión policiaca, las dificultades encontradas con las autoridades locales y estatales, las amenazas contra su familia y su persona (sufrió tres extraños "accidentes" que intentaron acabar con su vida), Klester Escobar continuó abogando por una reparación justa y equitativa de los damnificados de esa entidad. "Es el ser humano ante todo", comentó Julie Morales sobre el atributo cardinal del documental.
Le fil conducteur du documentaire est le porte parole d'un groupe de sinistrés, Roméo Klester Escobar. Il a conduit les négociations des sinistrés avec les autorités, s'apuyant sur des profonds idéaux humanistes. Malgré la répression policière, les difficultés rencontrées avec les autorités locales et de l'état du Chiapas, les menaces contre sa famille et sa personne (il a été victime à trois reprises "d'accident" ayant pour but d'attenter à sa vie), Klester Escobar a continué de plaider pour une juste réparation des droits des sinistrés de cette entité. "C'est l'être humain avant tout" commente Julie Morales.
Sin embargo, fuera del contexto del documental, en agosto 2008, Romeo Klester Escobar fue secuestrado. La trampa fue, según la versión de su esposa, una llamada telefónica que recibió donde fue invitado a reunirse con "gente del gobierno". Klester Escobar y otro individuo cercano a la organización desaparecieron durante tres semanas. Afortunadamente, Romeo Klester Escobar fue liberado, pero sufrió en su cautiverio múltiples torturas; el otro individuo fue asesinado. Los secuestradores, los autores intelectuales y el móvil de estos hechos siguen impunes.
Cependant, hors du contexte du documentaire, en août 2008, Roméo Klester Escobar a été séquestré. Le piège a été, selon la version de sa femme, un appel téléphonique qu'il a recu l'invitant à une réunion avec "les gens du gouvernement". Klester Escobar et un autre individu proche de l'organisation ont disparu pendant trois semaines. Heureusement, Roméo Klester Escobar a été libéré mais pendant sa séquestration il a été victime de multiples tortures; l'autre individu a été assassiné. Les ravisseurs, les auteurs intellectuels et le mobile des faits restent impunis.
"Yo quería que Romeo viera el documental antes de intentar llevarlo a México; él estâ de acuerdo", explicó Julie Morales. El documental tiene una recepción favorable por parte del público europeo, conmovido y enojado por los abusos en contra de los derechos humanos en Chiapas. "TIERRA BAJO AGUA" ha participado en prestigiosos festivales cinematogrâficos galos como los son Biarritz, Toulouse y Paris (fue proyectado también en Bélgica). Durante el 2009 el documental estarâ presente en otros festivales fílmicos de Francia así como en Suiza.
"Je voulais que Roméo voie le documentaire avant de le diffuser sur Mexico; et il a accepté", explique Julie Morales. Le documentaire a été reçu favorablement de la part du public européen, ému et en colère des abus contre les droits humains au Chiapas. "Tierra Bajo Agua" a participé à de prestigieux festivals cinématographiques francais comme ceux de Biarritz, Toulouse et Paris (il a été aussi projeté en Belgique). En 2009, le documentaire sera présenté dans d'autres festivals de cinéma en France comme en Suisse.
RIVERA, ALVAREZ BRAVO y FIGUEROA REUNIDOS EN UN CORTOMETRAJE. JOURNAL La jornada. 13 mai 2006.
Sobresalieron algunos proyectos con grandes posibilidades de terminarse en celuloide. Los presentaron con trailers improvisados, y pese a que algunos mostraron fallas técnicas, los personajes documentados en los proyectos creaban ya de por sí un producto cinematográ fico de valor, como lo comentó Juan Carlos Rulfo, ganador en la reciente edició n del Festival Sundance con su documental En el hoyo (sobre los trabajadores del segundo piso del Periférico).
Otro de los trabajos es Los ladrones viejos. Leyendas de artegio, de Everardo Gonzá lez -cuya opera prima, La canción del pulque, obtuvo menciones en diversos festivales-, el cual está en proceso de edición, investigación y rodaje, y que relata la historia de una generación de ladrones de los años 60 que poblaron la ciudad de México, sus categorí as, su ética y conducta, así como sus alianzas con mandos policiacos.
En el panel de presentación estuvieron tres realizadoras: Julie Morales (de origen francés), Lilian Vázquez y Christiane Burkhard. Morales retrata en Tierra bajo agua "la lucha por el derecho a un techo de la gente damnificada por el ciclón Stan, en Chiapas. Lilian Vázquez, con Cronopio, cronopio, Cortázar y compañí a, da cuenta de la vida de "uno de los escritores más entrañables del siglo XX, contada por algunos de sus amigos". Y Christiane Burkhard narra la vida de Aleyda Gallangos, separada de sus padres, desaparecidos políticos en la guerra sucia de los años 60.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire